Budget 2010 : un déficit record pour soutenir la croissance

Le gouvernement a présenté ce mercredi un « budget de sortie de crise » pour 2010, marqué par des mesures de relance qui vont encore creuser le déficit.

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Du jamais-vu. Le déficit budgétaire en 2010 s’annonce colossal : 116 milliards d’euros, certes moins important que les 141 milliards prévus cette année. Mais cela représente 8,5% du PIB, bien au-delà des 3% préconisées par le Pacte de stabilité en Europe. Autrement dit, le déficit représentera un tiers du budget total de la France en 2010. Ce qui va évidemment creuser la dette, qui s’élevait déjà à 1 428 milliards d’euros fin juin.

Source : RFI

 

François Fillon utilise le crédit-révolving pour re-financer Nicolas Sarkozy

La dernière prévision du déficit budgétaire Français au titre de 2009 nous donnait un déficit pour l’année de 160 milliards d’euros.

François Fillon vient de le revoir aujourd’hui à la baisse à 140 milliards d’euros. Le budget 2010, quant à lui, serait de « seulement 110 milliards d’euros ».

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Et pourtant… il avait choisit de nous dire la vérité en septembre 2007:

François Fillon déclarait en septembre 2007 : « Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer ».

Après environ 160 milliards de dette supplémentaire, au titre des exercice 2007 et 2008, et quelque 250 milliards pour les exercice de 2009 et 2010, François Fillon a décidé de reprendre le langage de ses prédécesseurs sur ce thème-là.

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Vous reprendrez bien des petits fours, n’est ce pas ? le dernier goûter de Nicolas Sarkozy au consulat français de New-York a coûté 400.000 euros. Cette facture-là est cependant bien intégrée dans les chiffres que je viens d’évoquer.

Source : Peuples.net

Le budget 2010 de l’Etat français marqué par un déficit colossal

Le gouvernement a certes revu à la hausse sa prévision de croissance, tablant désormais sur une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,75%, contre 0,5% précédemment. Selon le ministre du Budget, Eric Woerth, cette révision devrait faire rentrer 2 à 3 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses de l’Etat. Même pas de quoi financer le dernier train de mesures du « plan de relance » de l’économie, qui devraient coûter 3,5 milliards sur 2010. Afin de ne pas pénaliser la sortie de crise, le gouvernement devrait aussi prolonger des dispositifs censés initialement s’arrêter fin 2009 (prime à la casse automobile, prêt à taux zéro, etc..).

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L’autre grande nouveauté fiscale, la taxe carbone, ne devrait pas avoir d’impact significatif sur les finances publiques, ses recettes devant être intégralement reversées aux ménages (3 milliards d’euros). Cette taxe ne sera pas compensée pour les entreprises, à l’exception des secteurs les plus dépendants du carburant (transports, agriculture, pêche), mais elle ne devrait pas rapporter plus de 2 milliards d’euros.

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Le gouvernement assurant qu’il n’augmentera pas les impôts, et les dépenses totales continuant à progresser au rythme de l’inflation (prévue à +1,2%), le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) devrait rester à un niveau record l’an prochain. Il pourrait se situer « dans une fourchette » de 7,5% à 8% du PIB, comme en 2009, a prévenu Eric Woerth. Conséquence inéluctable de ces déficits: la dette publique passerait de 68% du PIB fin 2008 à 83% fin 2010, du jamais vu.

Source : L’Expansion

 

La récession économique s’achève, à quand la véritable reprise ?

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Notre prévision centrale retient pour la France un taux de croissance du PIB en volume de 2,2 % en 2010 après une contraction de 2 % en 2009.

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Source : COE-Rexecode

Coe-Rexecode est un institut privé d’études économiques né de la fusion, à l’automne 2006, de deux instituts cinquantenaires : Rexecode et le COE de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris .