A l’Insee, drôles d’oiseaux statistiques et culte de la marge d’erreur

Des logiciels aux noms d’oiseaux, des tableaux d’équation, des décennies d’archives sur l’économie française et un credo: « La marge d’erreur ». A l’Insee, on réclame le bénéfice du doute statistique.
« Incohérences », « hiatus », « aléas », ces expressions émaillent les propos de Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture de l’Insee, qui présente chaque trimestre à la presse les prévisions pour l’économie française.

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En décembre, sa « Note de conjoncture » annonçait en France une croissance de 0,4% au quatrième trimestre 2013, 0,2% aux premier et deuxième trimestres 2014. L’Insee ne s’aventure pas au-delà de cet « horizon » de six mois.
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« A très court terme, on a tendance à faire plutôt confiance aux enquêtes, à plus long terme, à deux ou trois trimestres, on prend bien garde à ce que les comportements suivent la théorie », explique M. Zakhartchouk, passé par l’Ecole Polytechnique, comme son supérieur et nombre de ses collègues.
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Très prudente pour ses prévisions à deux trimestres, l’Insee s’aventure aussi sur un terrain plus mouvant: simuler les effets de certaines réformes avec un modèle conçu en coopération avec le ministère de l’Economie: « Mésange » (Modèle Économétrique de Simulation et d’ANalyse Générale de l’Économie).
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Plus récemment, Mésange a tempéré les attentes en termes d’emploi suscitées par le « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », un coup de pouce de 20 milliards d’euros aux entreprises.
Si par exemple la députée socialiste et statisticienne Karine Berger, qui en 2002 a participé comme M. Audenis à son élaboration, se réfère volontiers à Mésange, le modèle est critiqué par d’autres économistes. Jacques Sapir lui reproche ainsi une « large dose d’idéologie » néo-libérale.
Soucieux de ne pas entrer dans ces controverses, Cédric Audenis assure que pour la croissance à court terme, « notre credo c’est d’insister sur nos limites, sur les aléas, sur le fait que la prévision est un exercice très incertain ».
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« Notre neutralité ne fait pas de doute », veut croire M. Audenis. La publication de ses prochaines prévisions a été repoussée de deux semaines, au 3 avril, pour ne pas interférer avec les élections municipales.

Déficit: la France tiendra bien ses objectifs selon Moscovici

(…) « Les engagements pris devant la Commission européenne et nos partenaires de réduire les déficits jusqu’à une trajectoire qui nous mène en deçà de 3% en 2015 seront tenus » (…)

Le dérapage du déficit de 2013 devrait, sauf improbable surprise, dépasser les 4,1% inscrits dans le collectif budgétaire de novembre.

C’est ainsi un des éléments qui font douter du respect de la trajectoire des finances publiques envoyée à Bruxelles. Elle prévoit un déficit public de 3,6% en 2013 et 2,8% en 2015.

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Source : BFMTV

Croissance : prévisions inchangées du FMI, +0,9% en 2014 et +1,5% en 2015

(…) Le Fonds monétaire international (FMI) ne s’est pas montré plus optimiste que prévu pour la croissance française. Le FMI a en effet maintenu inchangées ses prévisions. La croissance devrait donc être de 0,9% en 2014 et de 1,5% en 2015. Des projections conformes à celles du gouvernement français pour cette année et légèrement plus pessimistes pour l’année prochaine (1,7% selon le cabinet du ministère de l’Economie). (…)

Source : Atlantico

Pourquoi le déficit de l’État a dérapé en 2013

L’information a été transmise aux journalistes presque en catimini jeudi soir, à 22 h 30. Dans un communiqué, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve ont révélé que le déficit de l’État pour l’année 2013 (hors collectivités locales et Sécu) avait finalement dérapé de 2,7 milliards d’euros par rapport à leurs dernières prévisions qui datent pourtant de… début décembre !

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Mais l’écart avec les prévisions initiales du gouvernement, c’est-à-dire avec celles inscrites dans la loi de finances initiale présentée à l’automne 2012, est anormalement élevé : le déficit constaté est supérieur de 13,4 milliards d’euros à ce que promettait alors Bercy !

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Ce camouflet pour le gouvernement est à chercher non pas du côté des dépenses, mais du côté des recettes budgétaires. Elles n’ont pas atteint – loin de là – ses espérances. Elles sont inférieures de près de 15 milliards d’euros.

Un phénomène attribué par l’exécutif à une activité économique plus mauvaise que prévu. Dès le mois de février, le gouvernement a bien été obligé de réviser ses prévisions de croissance de 0,8 % à… 0,1 %. Et moins de croissance, cela signifie un moindre dynamisme de la base imposable et donc des recettes fiscales. « La crise a sans doute été sous-estimée », a reconnu François Hollande, lors de sa conférence de presse de mardi.

Mais la chute de la croissance n’explique pas tout. En avril, l’exécutif promettait encore à Bruxelles de contenir le déficit à 3,7 %, après avoir reconnu qu’il serait impossible de tenir les 3 % auxquels Nicolas Sarkozy s’était engagé comme François Hollande après lui.

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Mais Bercy a continué à s’obstiner à surévaluer les recettes fiscales ! (…) Ce n’est qu’en fin d’année, avec la loi de finances rectificative, qu’il s’est résolu à réviser ses prévisions de déficit à 4,1 %.

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La tenue des dépenses est d’autant plus à relativiser que l’État a en fait encore augmenté ses dépenses par rapport à celles effectivement observées en 2012, même sur le périmètre de dépenses le plus facilement contrôlables, c’est-à-dire hors dette et pensions. « Celles-ci demeurent de 2,3 milliards supérieures à celles exécutées en 2012″

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Au final, toute la question est de savoir si le retour d’une croissance molle en 2014 de 0,9 % (à peu près conforme aux attentes des économistes) permettra de redresser les recettes fiscales autant que ce que prévoit le gouvernement.

En attendant, le gouvernement court le risque de ne pas tenir sa réduction du déficit à 3,6 % en 2014.

Source : Le Point

Cazeneuve : «Le déficit diminue moins que ce que nous aurions souhaité»

Le déficit budgétaire 2013 de la France a dérapé de 2,7 Mds€ par rapport aux prévisions du gouvernement. Selon des chiffres dévoilés jeudi soir par Bercy, le déficit de l’Etat devrait s’établir à 74,9 Mds€ sur l’année écoulée. Soit une amélioration malgré tout de plus de 12 milliards d’euros par rapport à 2012.

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Dans le langage châtié qui le caractérise, le ministre du Budget a fait comprendre que le terme de dérapage ne lui sied guère.

«Je suis surpris de cette affirmation. Le déficit de l’Etat diminue de 12mds€ entre 2012 et 2013. C’est vrai que s’il diminue de façon significative, il diminue moins que ce que nous aurions souhaité compte tenu de l’atonie de la croissance.»

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Et Cazeneuve de rappeler la stratégie fiscale du gouvernement : les réductions de déficits, «nous les avons obtenues par un effort d’économie considérable», mais aussi part «l’appel à la contribution des Français» en 2013. «En 2014», la poursuite des réductions se fera «essentiellement par des économies», et à partir de 2015 «exclusivement par des économies.» Objectif du gouvernement : «A partir de 2016, baisser les impôts.»

Source : Le Parisien

Moscovici confiant pour la croissance

Le ministre de l’Économie Pierre Moscovici a estimé vendredi que la France pouvait avoir une croissance de son produit intérieur brut supérieure à 1 % dès cette année, et non à 0,9 % comme prévu jusqu’ici officiellement, dans un entretien au Monde. « Oui, nous pouvons faire plus que 1 % dès 2014. C’est notre volonté », a déclaré le ministre, pour qui « il y a une dimension psychologique fondamentale en économie, si tous les acteurs (…) sont capables de se mobiliser, la confiance reviendra, l’investissement s’accélérera ».

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Du point de vue fiscal, selon lui, « si on veut faire mieux, il y a deux conditions : la première, c’est la croissance, la seconde, c’est la dépense publique ». « François Hollande a dit 50 milliards d’économies au moins. Si on est capable d’aller plus loin, cela dégage aussi des marges de manoeuvre sur les prélèvements obligatoires », a-t-il estimé.

Source : Le Point

Croissance : +0,6% en 2014 et +1,2% en 2015 selon plusieurs économistes

L’OCDE, la Banque de France, et le FMI étaient tous d’accord pour dire que la France allait renouer avec une croissance « satisfaisante » dans les années à venir. Il semble que ces prévisions soient justes.

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A l’intérieur du panel, leurs estimations vont de +0,4% à +1,4% pour cette année et de +0,7% à +1,8% pour l’an prochain. Dans le détail, ils pensent que le PIB de la France augmenterait en moyenne cette année de 0,7% au premier trimestre, de 0,4% au deuxième, de 0,8% au troisième et de 0,9% au quatrième.

France : croissance de 0,5 % confirmée au 4e trimestre

La Banque de France confirme sa prévision d’une croissance de 0,5 % de l’économie française au quatrième trimestre dans sa troisième et dernière estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture de décembre publiée vendredi 10 janvier.

Cette prévision est légèrement supérieure à celle de l’Insee, qui prévoit une croissance de 0,4 % sur les trois derniers mois de l’an dernier, avant + 0,2 % aux premier et deuxième trimestres 2014.

Selon l’institut de la statistique, une croissance de 0,4 % au quatrième trimestre permettrait d’enregistrer sur l’ensemble de 2013 une croissance moyenne de 0,2 %, le gouvernement prévoyant + 0,1 %.

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Source : Le Monde