Une croissance nulle au premier trimestre « pas grave » pour Michel Sapin

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La France ne va pas mieux. Selon l’Insee, la croissance française s’établit à 0% au premier trimestre 2014. Une croissance nulle en deçà des prévisions du gouvernement qui tablait sur une faible hausse de 0,1% et plus mauvaise que celle enregistrée au quatrième trimestre l’an passé (+0,2%).

Le ministre de l’Economie Michel Sapin ne semble pourtant pas s’émouvoir de ce mauvais résultat. « Ce n’est pas grave mais cela conforte toute la politique que nous menons aujourd’hui, justifiait-il après l’annonce de l’Insee. Ce sont des chiffres du premier trimestre : c’est le moment où le président de la République, il en a eu l’intuition, a dit ‘on doit accélérer, on doit approfondir parce qu’on doit accélérer la croissance’ ». Et Michel Sapin assure que cela ne remet pas en cause les prévisions du gouvernement. La croissance « va être cette année supérieure à zéro évidemment, mais elle sera insuffisante, a-t-il avoué. […] La prévision du FMI pour la France, c’est 1%, donc nous sommes dans des chiffres qui sont parfaitement des objectifs raisonnables ».

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Source : Parisdepeches.fr

France : Les indicateurs économiques se retournent… à la baisse

La production industrielle a chuté de 0,7% en mars
Le déficit commercial s’est creusé à 4,9 milliards d’euros
« Le retournement, c’est pas maintenant »

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Loin de conforter l’annonce de François Hollande d’un « retournement » favorable de l’économie française, les indicateurs macroéconomiques publiés mercredi signalent un recul qui pèsera sur la croissance du PIB au premier trimestre.

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Source : Les Echos Bourse

France : L’OCDE voit un déficit tout proche de 3% en 2015

La France devrait ramener en 2015 son déficit public tout près de l’objectif de 3% du PIB malgré une croissance économique inférieure aux attentes du gouvernement, estime l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans ses prévisions de printemps publiées mardi, l’institution anticipe un déficit public de 3,1% du produit intérieur brut l’an prochain sur la base d’une croissance de 1,5% de ce dernier agrégat, là où la France prévoit 3,0% de déficit et 1,7% de croissance.

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L’OCDE valide la première partie du scénario, même si elle a revu en légère baisse, à 0,9% contre 1,0% auparavant, sa prévision de croissance du PIB 2014.

Le fait que l’OCDE comme la Commission européenne prévoient à ce stade une croissance limitée à 1,5% en 2015 augure mal de la vigueur du « retournement » à venir dont a fait état François Hollande dans les colonnes du Journal du dimanche.

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Source : Les Echos Bourse

Déficit : Bruxelles ne croit pas à un retour à 3 % en France en 2015

Le « retournement économique arrive » a affirmé le président de la République, François Hollande, ce week-end. Il arrive mais ne sera pas très dynamique, lui a répondu en substance le Commission européenne, à l’occasion de la publication ce lundi matin de ses nouvelles prévisions économiques. Après une hausse de 0,3 % en 2013, la croissance du PIB s’établirait à 1 % cette année, puis à 1,5 % l’an prochain en France. Par rapport à son diagnostic de février, Bruxelles a donc laissé inchangé sa prévision pour 2014 mais abaissé celle pour 2015. La Commission tablait à l’époque sur une hausse du PIB de 1,7 %.

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A ce stade, Bruxelles ne croit pas que la France tiendra son objectif d’un déficit public à 3 % du PIB l’an prochain. Après un déficit de 4,3 % en 2013, le déficit public atteindrait 3,9 % du PIB en 2014 puis 3,4 % en 2015, selon les prévisions de la Commission. C’est tout de même bien mieux que prévu en février dernier quand la Commission tablait sur un déficit de 4 % en 2014 puis de 3,9 % en 2015.

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Pour 2015, Bruxelles est moins optimiste que Paris. Mais la Commission ne prend pas en compte, à ce stade, la totalité de l’effort annoncé par le gouvernement pour réduire son déficit. Sur les 21 milliards d’euros d’économies programmées par la France, Bruxelles n’en intègre « que » 17,5 milliards d’euros.  « Sur la base des informations disponibles, le déficit devrait atteindre 3,4% du PIB en 2015 », indique la Commission. Elle pointe même « les risques » d’un déficit plus élevé, constatant que le gouvernement a récemment décidé d’épargner les « petites retraites » (inférieures à 1.200 euros, soit 6,5 millions de personnes) du gel programmé dans le plan d’économies.

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Source : Les Echos

Déficit, croissance : Bruxelles doute des prévisions de Paris

Le scénario de la Commission européenne n’est pas aussi optimiste que celui présenté par Manuel Valls la semaine dernière. Bruxelles estime que le déficit public atteindra 3,4% du PIB en 2015, bien au-delà des 3% prévus par Paris.

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En prévoyant un déficit de 3,4 % du PIB l’an prochain, la Commission reconnaît certes qu’un effort sera fait par la France – elle tablait encore en début d’année sur un chiffre de 3,9 % ; mais elle maintient que Paris ratera encore son objectif d’un retour à 3 % de son déficit public en 2015. Une échéance que l’Hexagone s’était engagé à respecter après avoir obtenu un délai de deux ans l’an dernier. Du coup, la dette publique devrait progresser à 95,6 % du PIB cette année, puis 96,6 % en 2015.

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Source : Le Figaro