Croissance : l’Insee confirme une stagnation de l’activité économique au premier trimestre

La France est encore loin d’une sortie de crise. Si le pays n’est plus en récession, la croissance n’est en revanche pas vraiment d’actualité. En effet, selon les données, publiées ce vendredi, de l’Institut de la statistique et des études économiques (Insee), l’activité française a stagné au premier trimestre 2014.

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Du côté des entreprises toujours, la situation s’améliore : leur taux de marge se redresse de 0,5 point pour s’établir à 30%, soit « la plus forte progression depuis début 2010″, a précisé l’Insee. « Celle-ci résulte de la mise en œuvre du CICE : ce crédit d’impôt, comptabilisé comme une subvention (en recette pour les entreprises, en dépense pour les administrations publiques) contribue pour +1,1 point à la hausse du taux de marge », souligne l’Institut. A noter, toujours selon Les Echos, que cet afflux de liquidités n’a pas eu d’effet sur l’investissement des entreprises (sur lequel compte pourtant le gouvernement pour enrayer le chômage). Il a en effet continué de baisser (-0,6%) au premier trimestre. Mardi l’institut avait déjà douché l’exécutuf en indiquant qu’il tablait sur une croissance de 0,7 % en 2014, soit moins que la prévision du gouvernement, qui espère 1 %. Pas de quoi se réjouir donc.

Source : Atlantico.fr

Croissance : « Nous avons raison de maintenir notre prévision de 1% », dit Sapin

Selon l’Insee, la croissance française n’atteindra que 0,7% en 2014, au lieu de 1%, comme le prévoit le gouvernement.

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Le ministre des Finances insiste toutefois sur un point négatif : « Ce qui se passe dans le domaine du logement, dans le domaine de la construction. Si la construction était restée à un niveau normal, il y aurait 0,4% de croissance supplémentaire ».

Mais Michel Sapin veut maintenir le cap, seule solution, selon lui, pour redonner du dynamisme à l’économie française. « La réponse, c’est la cohérence, la cohésion et la détermination. L’an passé, la prévision de l’Insee était de -0,1% et la réalité a été de +0,4%. Nous avons raison de maintenir notre prévision de 1% ».

Source : RTL

Plongeon spectaculaire de l’économie américaine au premier trimestre

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Le produit intérieur brut (PIB) américain a reculé de 2,9% sur les trois premiers mois de l’année, indique la troisième (et dernière) estimation du département du commerce publiée mercredi 25 juin.

Ce chiffre est spectaculaire à plusieurs égards. D’abord les Etats-Unis n’avaient plus enregistré un tel chiffre depuis le premier trimestre 2009, au début de la crise financière.

Ensuite l’écart entre la deuxième et la troisième estimation est généralement limité. Il est cette fois ci gigantesque : en mai le département du commerce tablait sur un recul de seulement 1%. Une telle différence n’avait jamais été enregistrée depuis 1976 !

Enfin le contraste avec le quatrième trimestre de 2013 est saisissant : le PIB avait progressé de 2,6%, soit 5,5 points de plus que les trois premiers mois de 2014.

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Parmi les postes qui ont le plus souffert, on trouve d’abord la consommation. Si celle-ci, qui représente 70% de l’activité aux Etats-Unis a continué à progresser, c’est dans des proportions nettement moindres (+1%) que ce qu’anticipait la deuxième estimation (+3,1%).

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Pour spectaculaire qu’elle soit, la chute de la croissance au premier trimestre ne doit pas être interprétée comme une inversion de tendance. L’hypothèse d’une récession (deux trimestres consécutifs de recul du PIB) est à écarter. En effet, depuis, l’économie américaine est repartie franchement de l’avant. Les ventes de maisons neuves ont connu un net rebond en mai, affichant leur plus haut niveau en six ans, les commandes de biens durables (hors militaire) sont également reparties à la hausse en mai et le moral des ménages en juin n’a jamais été aussi haut depuis 2008.

Les économistes tablent donc désormais sur un rebond de plus de 3% de la croissance au deuxième trimestre. Par ailleurs, au cours du premier trimestre, les Etats-Unis ont continué à créer des emplois (569000 sur trois mois), ce qui peut paraître paradoxal avec une aussi forte chute du PIB.

Dans ce contexte, les économistes de la banque américaine Goldman Sachs restent résolument optimistes. « 2014 marquera le début d’une période de croissance nettement supérieure à la tendance de l’économie américaine », écrivent-ils dans une note publiée mercredi.

Sauf que la mauvaise nouvelle du premier trimestre plombe la croissance pour l’ensemble de l’année. Celle-ci devrait plafonner aux alentours de 2%, loin de son rythme historique plus proche des 3%.

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Source : Le Monde

La production industrielle est de 16 % plus faible qu’en 2008

La production industrielle a rebondi de 0,3 % en avril.Mais elle est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant la crise.

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La désindustrialisation, si elle semble en partie stoppée à court terme, n’en reste pas moins patente et s’est accélérée depuis 2008. Dans une étude, l’Insee rappelle que la production industrielle française reste inférieure de 16 % à son niveau d’avant la crise. Ce sont les secteurs automobile et matériels de transport – excluant l’aéronautique – qui ont le plus reculé depuis 2008.

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Chez nos voisins, l’Insee note que, à la fin 2013, dans la zone euro, « seule l’industrie allemande a retrouvé son niveau de production industrielle de 2007 ».

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En Europe, à part l’Allemagne, seuls les pays de l’Est ont vu leur industrie se renforcer ou se stabiliser depuis 2000.

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Source : Les Echos/Business

France : La prévision d’une croissance de 1% jugée « élevée »

La prévision de croissance de 1% de l’économie française confirmée mercredi par le gouvernement paraît désormais élevée mais n’est pas hors d’atteinte, a estimé mercredi le Haut Conseil des finances publiques (HCFP).

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Alors qu’il jugeait encore fin avril « réaliste » la prévision de croissance de 1% pour 2014, il souligne que les aléas baissiers se sont accrus depuis lors.

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Le Haut Conseil estime encore que les effets positifs attendus des décisions de la Banque centrale européenne annoncées le 5 juin ne pourront se faire sentir que progressivement, ce qui l’amène à considérer que « sans être hors d’atteinte, la prévision de croissance du gouvernement pour 2014 paraît désormais élevée. »

Source : Les Echos/Bourse

Croissance : la Banque de France maintient sa prévision pour le deuxième trimestre

La Banque de France a confirmé mardi tabler sur une croissance de 0,2% au deuxième trimestre. Mais le climat des affaires s’est légèrement dégradé en mai.

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Un rebond technique un peu plus vif aurait pu être espéré par la suite. Mais il n’en est rien. Ce qui laisse très aléatoire la réalisation de la prévision du gouvernement d’une croissance de 1 % cette année.

Source : Les Echos

Une croissance nulle au premier trimestre « pas grave » pour Michel Sapin

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La France ne va pas mieux. Selon l’Insee, la croissance française s’établit à 0% au premier trimestre 2014. Une croissance nulle en deçà des prévisions du gouvernement qui tablait sur une faible hausse de 0,1% et plus mauvaise que celle enregistrée au quatrième trimestre l’an passé (+0,2%).

Le ministre de l’Economie Michel Sapin ne semble pourtant pas s’émouvoir de ce mauvais résultat. « Ce n’est pas grave mais cela conforte toute la politique que nous menons aujourd’hui, justifiait-il après l’annonce de l’Insee. Ce sont des chiffres du premier trimestre : c’est le moment où le président de la République, il en a eu l’intuition, a dit ‘on doit accélérer, on doit approfondir parce qu’on doit accélérer la croissance’ ». Et Michel Sapin assure que cela ne remet pas en cause les prévisions du gouvernement. La croissance « va être cette année supérieure à zéro évidemment, mais elle sera insuffisante, a-t-il avoué. […] La prévision du FMI pour la France, c’est 1%, donc nous sommes dans des chiffres qui sont parfaitement des objectifs raisonnables ».

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Source : Parisdepeches.fr

France : Les indicateurs économiques se retournent… à la baisse

La production industrielle a chuté de 0,7% en mars
Le déficit commercial s’est creusé à 4,9 milliards d’euros
« Le retournement, c’est pas maintenant »

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Loin de conforter l’annonce de François Hollande d’un « retournement » favorable de l’économie française, les indicateurs macroéconomiques publiés mercredi signalent un recul qui pèsera sur la croissance du PIB au premier trimestre.

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Source : Les Echos Bourse

Déficit : Bruxelles ne croit pas à un retour à 3 % en France en 2015

Le « retournement économique arrive » a affirmé le président de la République, François Hollande, ce week-end. Il arrive mais ne sera pas très dynamique, lui a répondu en substance le Commission européenne, à l’occasion de la publication ce lundi matin de ses nouvelles prévisions économiques. Après une hausse de 0,3 % en 2013, la croissance du PIB s’établirait à 1 % cette année, puis à 1,5 % l’an prochain en France. Par rapport à son diagnostic de février, Bruxelles a donc laissé inchangé sa prévision pour 2014 mais abaissé celle pour 2015. La Commission tablait à l’époque sur une hausse du PIB de 1,7 %.

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A ce stade, Bruxelles ne croit pas que la France tiendra son objectif d’un déficit public à 3 % du PIB l’an prochain. Après un déficit de 4,3 % en 2013, le déficit public atteindrait 3,9 % du PIB en 2014 puis 3,4 % en 2015, selon les prévisions de la Commission. C’est tout de même bien mieux que prévu en février dernier quand la Commission tablait sur un déficit de 4 % en 2014 puis de 3,9 % en 2015.

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Pour 2015, Bruxelles est moins optimiste que Paris. Mais la Commission ne prend pas en compte, à ce stade, la totalité de l’effort annoncé par le gouvernement pour réduire son déficit. Sur les 21 milliards d’euros d’économies programmées par la France, Bruxelles n’en intègre « que » 17,5 milliards d’euros.  « Sur la base des informations disponibles, le déficit devrait atteindre 3,4% du PIB en 2015 », indique la Commission. Elle pointe même « les risques » d’un déficit plus élevé, constatant que le gouvernement a récemment décidé d’épargner les « petites retraites » (inférieures à 1.200 euros, soit 6,5 millions de personnes) du gel programmé dans le plan d’économies.

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Source : Les Echos

Déficit, croissance : Bruxelles doute des prévisions de Paris

Le scénario de la Commission européenne n’est pas aussi optimiste que celui présenté par Manuel Valls la semaine dernière. Bruxelles estime que le déficit public atteindra 3,4% du PIB en 2015, bien au-delà des 3% prévus par Paris.

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En prévoyant un déficit de 3,4 % du PIB l’an prochain, la Commission reconnaît certes qu’un effort sera fait par la France – elle tablait encore en début d’année sur un chiffre de 3,9 % ; mais elle maintient que Paris ratera encore son objectif d’un retour à 3 % de son déficit public en 2015. Une échéance que l’Hexagone s’était engagé à respecter après avoir obtenu un délai de deux ans l’an dernier. Du coup, la dette publique devrait progresser à 95,6 % du PIB cette année, puis 96,6 % en 2015.

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Source : Le Figaro

Moody’s juge les réformes françaises « positives » mais doute des prévisions de croissance et de déficit

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L’agence de notation juge que la prévision de croissance de 1,7% du gouvernement français pour 2015 « semble optimiste » et ne prévoit pour sa part que 1,5%. Elle s’attend aussi à ce que le déficit public de la France dérape plus que prévu, atteignant 4,0% du Produit intérieur brut cette année et 3,3% l’an prochain, là où Paris espère 3,8%, puis 3%.

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Source : Cbanque.com

Le tour de passe-passe de Michel Sapin

Le gouvernement français a présenté le 23 avril dernier le « Programme de stabilité 2014-2017 » qu’il va soumettre à la Commission européenne. Celui-ci prévoit en particulier un retour du déficit public français sous la barre des 3 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2015 alors que ces dernières semaines, le gouvernement semblait avoir l’intention de demander aux autorités européennes un nouveau délai pour atteindre ce niveau. Un pari qui repose cependant sur des hypothèses peu réalistes.

Le gouvernement a en effet repris à son compte les dernières prévisions de croissance établies par la Commission européenne pour la France en 2014 (1 % de croissance) et 2015 (1,7 %). Une prévision plutôt optimiste : pour 2015, ce niveau est en effet supérieur à celui anticipé à la fois par l’OCDE (1,6 %) et par le FMI (1,5 %).

Mais la Commission européenne avait associé cette prévision de croissance élevée à une politique budgétaire très peu restrictive : elle prévoyait que le déficit français ne reculerait que de 0,2 point de PIB cette année et 0,1 point de PIB l’an prochain. Le gouvernement fait donc le pari que l’économie française pourrait atteindre les niveaux de croissance relativement optimistes prévus par la Commission européenne, malgré une restriction budgétaire beaucoup plus importante que celle qu’elle avait programmée : 0,5 points de PIB cette année et 0,8 point l’an prochain.

Irréaliste

Une hypothèse a priori peu réaliste : alors que nombre d’économistes avaient tendance à sous-estimer ce facteur, on a pu mesurer au cours des dernières années combien une restriction budgétaire avait toujours un impact négatif significatif sur l’activité économique, avec des « multiplicateurs », comme disent les économistes, nettement supérieurs à 1 (si le multiplicateur est de 1,5, cela signifie qu’un point de restriction budgétaire réduit la croissance de 1,5 point).

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Pour les années ultérieures (2016 et 2017), la prévision d’une croissance de 2,25 % par an retenue par le gouvernement est encore plus décalée par rapport à la plupart des autres estimations, et notamment celles du FMI, qui ne table que sur une croissance de 1,7 % en 2016 et de 1,8 % en 2017 pour la France. A cet horizon, les prévisions sont toujours très aléatoires, mais si la France atteignait les niveaux de croissance prévus par le gouvernement, ce serait a priori un exploit…

Ruser avec les règles

Le cadrage macroéconomique retenu par le gouvernement semble donc a priori peu réaliste, mais il présente l’avantage de satisfaire les exigences de la Commission en matière de réduction du déficit budgétaire sans avoir pour ce faire à programmer une austérité encore plus drastique puisque la forte croissance anticipée se charge de soutenir les rentrées publiques. Il s’agit d’un jeu de dupes qui ne trompe probablement personne, ni à Paris ni à Bruxelles, mais qui permettrait à chacun de sauver les apparences, si la Commission accepte de se voiler la face… Quand on est coincé par un carcan de règles « stupides », comme l’avait fort justement dit en 2005 Romano Prodi, alors président de la Commission européenne, à propos du pacte de stabilité, il faut parfois savoir ruser en effet…

Source : Alternatives Economiques

Déficit et croissance : la France fixe ses objectifs jusqu’en 2017

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Pour ce qui est de la croissance, le gouvernement, comme annoncé dès mardi dans les Echos, prévoit une croissance de 1% pour l’année 2014, une prévision « réaliste » selon le Haut conseil. La projection de 1,7% pour 2015, de son côté, n’est « pas hors d’atteinte » selon cette même institution. En revanche, le rapport du Haut conseil des finances publiques est plus réservé sur les prévisions de 2016 et 2017, qui parient sur un retour à 2,25% de croissance par an.

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Le véritable enjeu viendra des annonces sur le déficit public : pour se plier aux exigeances européennes, la France n’a pas d’autre choix que d’atteindre un déficit inférieur ou égal à 3% du PIB. Selon les prévisions qui doivent être annoncées ce mercredi, ce seuil de tolérance sera tout juste atteint en 2015, après une prévision de 3,8% pour 2014. Des projections en baisse : jusqu’à présent le gouvernement tablait sur 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015 : la faute à un déficit plus élevé que prévu en 2013, à 4,3% au lieu des 4,1% attendus.

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Entre les prévisions de croissance à la hausse et celles de déficit à la baisse, le Haut conseil des finances publiques explique qu’il existe un risque de déséquilibre. En termes techniques, le rapport affirme qu’il « existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire à la hauteur et au rythme de ce qui est prévu ».

En clair, cela signifie que les baisses de dépenses publiques vont très rapidement faire sentir leurs effets sur la croissance de la France, alors qu’en contrepartie, les mesures incitatives – c’est-à-dire les baisses de cotisations et de fiscalité – n’auront un effet sur la relance de l’activité qu’à sur un plus long terme.

Source : France Bleu