L’objectif des 3,8% de déficit toujours d’actualité (Eckert)

Les critiques de la commission européenne et de la Cour des Comptes n’ont pas entamé l’optimisme du gouvernement en matière de finances publiques.

Christian Eckert, le secrétaire d’État chargé du budget, a confirmé ce matin dans un interview au journal « Les Échos » que l’objectif gouvernemental restait d’actualité avec l’atteinte d’un déficit budgétaire de 3,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2014.

Il a toutefois prévenu que cet objectif pourrait être dépassé si la France ne réalisait pas 1 % de croissance cette année ce qui est la prévision des services de Bercy. Une croissance qui implique toutefois une nette accélération de l’activité sur la deuxième partie de l’année alors que le premier trimestre 2014 a été totalement stable.

Source : ABC Bourse

Cour des comptes : le déficit public largement au-dessus de 3% en 2014

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« Au total et dans la limite des informations dont dispose la Cour, le déficit public pourrait être proche de 4% du produit intérieur brut en 2014, voire légèrement supérieur à ce chiffre si la prévision de croissance économique du gouvernement ne se réalisait pas », estiment les Sages dans leur rapport sur « la situation et les perspectives des finances publiques » rendu public mardi.

Le gouvernement a conservé dans son dernier texte budgétaire, présenté mercredi dernier au Parlement, une prévision de croissance de 1% pour 2014, que le Haut conseil des finances publiques, institution indépendante associée à la Cour des comptes a jugé « élevée » mais « pas hors d’atteinte ».

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Source : Bien Public

Le gouvernement scelle les premières mesures économiques de Valls

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Le gouvernement a conservé sa prévision d’un déficit public (Etat, collectivités locales, protection sociale) équivalent à 3,8% du produit intérieur brut français fin 2014 (après 4,2% en 2013), afin d’atteindre les 3% promis à ses partenaires européens l’année prochaine.

Pour cela, il continue de tabler sur un rythme de croissance de 1% cette année, malgré l’avis du Haut conseil des finances publiques, pour qui les derniers indicateurs de conjoncture rendent « moins probable » l’atteinte de ce rythme cette année.

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Ainsi, si les économies déjà réalisées sur l’Assurance maladie (800 millions) ou l’Unedic (600 millions) sont connues, celles sur la charge de la dette pour 2014 – un écart de 1,8 milliard d’euros au bénéfice de l’Etat – est glissée entre deux lignes.

Ce moindre coût offre pourtant davantage de marge de manoeuvre au gouvernement qui s’est engagé dans un effort d’économies dans la dépense publique par rapport à sa progression naturelle.

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Source : La Voix du Nord

Déficits : la Commission européenne laisse à la France le bénéfice du doute

La Commission européenne s’est montrée très prudente vis-à-vis de Paris dans ses recommandations, même si elle juge qu’il sera très difficile pour Paris de réduire son déficit budgétaire à 3% en 2015.

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Néanmoins, Bruxelles a confirmé qu’elle laissait encore quelque temps à la France le bénéfice du doute : aucune sanction n’est réclamée et le Commissaire aux affaires économiques Olli Rehn s’est montré très diplomate : « la France ne respecte pas la cible car nos prévisions de croissance sont moins forte que l’hypothèse française pour 2015 et parce que les mesures prises nous semblent à ce stade insuffisantes, mais la situation des finances publiques françaises n’appellent pas de commentaires supplémentaires à ce stade ».

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Néanmoins, la Commission européenne dresse dans le détail un constat assez désagréable et appuie là où ça fait mal : coût du travail trop élevé, charge fiscale supérieure à celle de nos voisins, réforme des retraites insuffisantes, et même système éducatif parmi les plus inégalitaires du monde… Le bénéfice du doute est valable en 2014, mais pour 2015, la Commission réclame un effort de baisse des dépenses publiques encore accru.

Source : Les Echos

France : L’OCDE voit un déficit tout proche de 3% en 2015

La France devrait ramener en 2015 son déficit public tout près de l’objectif de 3% du PIB malgré une croissance économique inférieure aux attentes du gouvernement, estime l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans ses prévisions de printemps publiées mardi, l’institution anticipe un déficit public de 3,1% du produit intérieur brut l’an prochain sur la base d’une croissance de 1,5% de ce dernier agrégat, là où la France prévoit 3,0% de déficit et 1,7% de croissance.

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L’OCDE valide la première partie du scénario, même si elle a revu en légère baisse, à 0,9% contre 1,0% auparavant, sa prévision de croissance du PIB 2014.

Le fait que l’OCDE comme la Commission européenne prévoient à ce stade une croissance limitée à 1,5% en 2015 augure mal de la vigueur du « retournement » à venir dont a fait état François Hollande dans les colonnes du Journal du dimanche.

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Source : Les Echos Bourse

Déficit : Bruxelles ne croit pas à un retour à 3 % en France en 2015

Le « retournement économique arrive » a affirmé le président de la République, François Hollande, ce week-end. Il arrive mais ne sera pas très dynamique, lui a répondu en substance le Commission européenne, à l’occasion de la publication ce lundi matin de ses nouvelles prévisions économiques. Après une hausse de 0,3 % en 2013, la croissance du PIB s’établirait à 1 % cette année, puis à 1,5 % l’an prochain en France. Par rapport à son diagnostic de février, Bruxelles a donc laissé inchangé sa prévision pour 2014 mais abaissé celle pour 2015. La Commission tablait à l’époque sur une hausse du PIB de 1,7 %.

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A ce stade, Bruxelles ne croit pas que la France tiendra son objectif d’un déficit public à 3 % du PIB l’an prochain. Après un déficit de 4,3 % en 2013, le déficit public atteindrait 3,9 % du PIB en 2014 puis 3,4 % en 2015, selon les prévisions de la Commission. C’est tout de même bien mieux que prévu en février dernier quand la Commission tablait sur un déficit de 4 % en 2014 puis de 3,9 % en 2015.

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Pour 2015, Bruxelles est moins optimiste que Paris. Mais la Commission ne prend pas en compte, à ce stade, la totalité de l’effort annoncé par le gouvernement pour réduire son déficit. Sur les 21 milliards d’euros d’économies programmées par la France, Bruxelles n’en intègre « que » 17,5 milliards d’euros.  « Sur la base des informations disponibles, le déficit devrait atteindre 3,4% du PIB en 2015 », indique la Commission. Elle pointe même « les risques » d’un déficit plus élevé, constatant que le gouvernement a récemment décidé d’épargner les « petites retraites » (inférieures à 1.200 euros, soit 6,5 millions de personnes) du gel programmé dans le plan d’économies.

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Source : Les Echos

Déficit, croissance : Bruxelles doute des prévisions de Paris

Le scénario de la Commission européenne n’est pas aussi optimiste que celui présenté par Manuel Valls la semaine dernière. Bruxelles estime que le déficit public atteindra 3,4% du PIB en 2015, bien au-delà des 3% prévus par Paris.

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En prévoyant un déficit de 3,4 % du PIB l’an prochain, la Commission reconnaît certes qu’un effort sera fait par la France – elle tablait encore en début d’année sur un chiffre de 3,9 % ; mais elle maintient que Paris ratera encore son objectif d’un retour à 3 % de son déficit public en 2015. Une échéance que l’Hexagone s’était engagé à respecter après avoir obtenu un délai de deux ans l’an dernier. Du coup, la dette publique devrait progresser à 95,6 % du PIB cette année, puis 96,6 % en 2015.

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Source : Le Figaro

Moody’s juge les réformes françaises « positives » mais doute des prévisions de croissance et de déficit

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L’agence de notation juge que la prévision de croissance de 1,7% du gouvernement français pour 2015 « semble optimiste » et ne prévoit pour sa part que 1,5%. Elle s’attend aussi à ce que le déficit public de la France dérape plus que prévu, atteignant 4,0% du Produit intérieur brut cette année et 3,3% l’an prochain, là où Paris espère 3,8%, puis 3%.

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Source : Cbanque.com

Le tour de passe-passe de Michel Sapin

Le gouvernement français a présenté le 23 avril dernier le « Programme de stabilité 2014-2017 » qu’il va soumettre à la Commission européenne. Celui-ci prévoit en particulier un retour du déficit public français sous la barre des 3 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2015 alors que ces dernières semaines, le gouvernement semblait avoir l’intention de demander aux autorités européennes un nouveau délai pour atteindre ce niveau. Un pari qui repose cependant sur des hypothèses peu réalistes.

Le gouvernement a en effet repris à son compte les dernières prévisions de croissance établies par la Commission européenne pour la France en 2014 (1 % de croissance) et 2015 (1,7 %). Une prévision plutôt optimiste : pour 2015, ce niveau est en effet supérieur à celui anticipé à la fois par l’OCDE (1,6 %) et par le FMI (1,5 %).

Mais la Commission européenne avait associé cette prévision de croissance élevée à une politique budgétaire très peu restrictive : elle prévoyait que le déficit français ne reculerait que de 0,2 point de PIB cette année et 0,1 point de PIB l’an prochain. Le gouvernement fait donc le pari que l’économie française pourrait atteindre les niveaux de croissance relativement optimistes prévus par la Commission européenne, malgré une restriction budgétaire beaucoup plus importante que celle qu’elle avait programmée : 0,5 points de PIB cette année et 0,8 point l’an prochain.

Irréaliste

Une hypothèse a priori peu réaliste : alors que nombre d’économistes avaient tendance à sous-estimer ce facteur, on a pu mesurer au cours des dernières années combien une restriction budgétaire avait toujours un impact négatif significatif sur l’activité économique, avec des « multiplicateurs », comme disent les économistes, nettement supérieurs à 1 (si le multiplicateur est de 1,5, cela signifie qu’un point de restriction budgétaire réduit la croissance de 1,5 point).

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Pour les années ultérieures (2016 et 2017), la prévision d’une croissance de 2,25 % par an retenue par le gouvernement est encore plus décalée par rapport à la plupart des autres estimations, et notamment celles du FMI, qui ne table que sur une croissance de 1,7 % en 2016 et de 1,8 % en 2017 pour la France. A cet horizon, les prévisions sont toujours très aléatoires, mais si la France atteignait les niveaux de croissance prévus par le gouvernement, ce serait a priori un exploit…

Ruser avec les règles

Le cadrage macroéconomique retenu par le gouvernement semble donc a priori peu réaliste, mais il présente l’avantage de satisfaire les exigences de la Commission en matière de réduction du déficit budgétaire sans avoir pour ce faire à programmer une austérité encore plus drastique puisque la forte croissance anticipée se charge de soutenir les rentrées publiques. Il s’agit d’un jeu de dupes qui ne trompe probablement personne, ni à Paris ni à Bruxelles, mais qui permettrait à chacun de sauver les apparences, si la Commission accepte de se voiler la face… Quand on est coincé par un carcan de règles « stupides », comme l’avait fort justement dit en 2005 Romano Prodi, alors président de la Commission européenne, à propos du pacte de stabilité, il faut parfois savoir ruser en effet…

Source : Alternatives Economiques

Déficit et croissance : la France fixe ses objectifs jusqu’en 2017

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Pour ce qui est de la croissance, le gouvernement, comme annoncé dès mardi dans les Echos, prévoit une croissance de 1% pour l’année 2014, une prévision « réaliste » selon le Haut conseil. La projection de 1,7% pour 2015, de son côté, n’est « pas hors d’atteinte » selon cette même institution. En revanche, le rapport du Haut conseil des finances publiques est plus réservé sur les prévisions de 2016 et 2017, qui parient sur un retour à 2,25% de croissance par an.

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Le véritable enjeu viendra des annonces sur le déficit public : pour se plier aux exigeances européennes, la France n’a pas d’autre choix que d’atteindre un déficit inférieur ou égal à 3% du PIB. Selon les prévisions qui doivent être annoncées ce mercredi, ce seuil de tolérance sera tout juste atteint en 2015, après une prévision de 3,8% pour 2014. Des projections en baisse : jusqu’à présent le gouvernement tablait sur 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015 : la faute à un déficit plus élevé que prévu en 2013, à 4,3% au lieu des 4,1% attendus.

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Entre les prévisions de croissance à la hausse et celles de déficit à la baisse, le Haut conseil des finances publiques explique qu’il existe un risque de déséquilibre. En termes techniques, le rapport affirme qu’il « existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire à la hauteur et au rythme de ce qui est prévu ».

En clair, cela signifie que les baisses de dépenses publiques vont très rapidement faire sentir leurs effets sur la croissance de la France, alors qu’en contrepartie, les mesures incitatives – c’est-à-dire les baisses de cotisations et de fiscalité – n’auront un effet sur la relance de l’activité qu’à sur un plus long terme.

Source : France Bleu

Déficit de la France : pourquoi le FMI s’est trompé

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Le FMI a ainsi annoncé mercredi que la France ramènerait son déficit public à 3,7% du PIB cette année et à 3% tout rond en 2015.

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«Le FMI est plus optimiste que le gouvernement français lui-même», ont titré immédiatement les observateurs patentés. Renseignement pris auprès des prévisionnistes de Washington eux- mêmes, ces chiffres sont en léger décalage sur les réalités ou ce qu’on en sait. Le FMI n’a pas tenu compte de la première estimation effectuée sur l’année 2013 par l’Insee en France, qui a la responsabilité des comptes nationaux. Or le 31 mars dernier, il y a à peine dix jours l’Insee avait indiqué que le déficit public ne serait pas de 4,2% comme on le pensait auparavant, mais de 4,3%. Le FMI ne le savait pas quand il a bouclé son document il y a deux semaines: la meilleure preuve est qu’il donne l’ancien chiffre de 4,2% pour l’année 2013 dans son «Fiscal monitor».

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«Nous ne travaillons pas totalement en temps réel» plaide-t-on au siège du FMI . Ce serait effectivement très difficile quand on scrute 188 pays à la fois. Or c’est la révision à 4,3% du déficit 2013 qui a déclenché le changement de pied de l’exécutif français. Dès le 31 mars, au lendemain du deuxième tour des municipales, François Hollande dans son allocution au pays, avait laissé entendre qu’il allait demander à la Commission européenne un nouveau délai pour reporter au-delà de 2015 l’objectif de 3%.

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Source : Le Figaro

En 2013, le déficit public français a été supérieur aux prévisions

En 2013, le déficit public français a atteint 4,3% du PIB alors que le gouvernement s’était fixé un objectif de 4,1%. Une mauvaise nouvelle qui éloigne un peu plus l’engagement de passer sous la barre des 3% en 2015.

Ce ne sont que 0,2% mais ils font une grande différence. En 2013, le déficit public français a été de 4,3% du PIB contre un objectif fixé à 4,1% par le gouvernement, d’après les chiffres rendus publics par l’Insee, lundi.

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La dette publique a également dépassé les prévisions officielles, grimpant à 93,5% du produit intérieur brut l’an dernier contre 90,6% fin 2012, là où le gouvernement tablait sur 93,4%. Elle s’élève fin 2013 à 1 925,3 milliards d’euros, en augmentation de 84,3 milliards par rapport à fin 2012 où elle avait déjà augmenté de 116,1 milliards.

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« Le redressement des comptes publics, engagé depuis 2012, se poursuit dans un contexte économique qui s’améliore graduellement », ont assuré juste après la publication de ces chiffres le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, et son collègue au Budget, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué. Il est vrai que le déficit public s’élevait à 4,9% du PIB en 2012.

Source : France 24

 

La France, mauvaise élève économique de l’Europe

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Perspectives un peu moins optimistes pour la France qui devrait, à l’inverse de 2012 et 2013, faire moins bien que la zone euro avec 1,0% puis 1,7%. Malheureusement, cette reprise de la croissance ne se traduirait pas en France par un retournement de la courbe du chômage en 2014 ni même en 2015. Celle-ci devrait en effet se stabiliser à 11,0%.

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Au niveau budgétaire, les dépenses publiques devraient diminuer (en pourcentage du PIB) entre 2013 et 2015, mais à des rythmes très différents. Ainsi, la baisse en France restera très modérée avec une diminution de 0,1 point par an pour atteindre 57,0% du PIB en 2015. La France sera alors le 2ème pays de l’UE en termes de dépenses publiques, juste derrière la Finlande (57,9%).

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Les recettes fiscales devraient légèrement baisser entre 2013 et 2015 en zone euro (-0,3 point de PIB, à 46,5%), mais resteraient stables en France à 53,1%. Vraisemblablement victime d’un effet Laffer, elles se révèlent, en effet, moins élevées que prévu. La baisse par rapport aux prévisions de la loi de finance initiale s’est élevée à 14,3 milliards d’euros, soit 3,5 milliards de plus qu’estimé dans le collectif (principalement à cause de recettes décevantes pour l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu). Finalement, le déficit du budget de l’État 2013 est supérieur de 13,4 milliards d’euros à la prévision initiale alors que les recettes fiscales et sociales manquantes dépasseraient 24 milliards pour l’ensemble des administrations publiques.

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Ainsi, les objectifs de réduction du déficit public français ne seront pas atteints et devront encore être reportés. Les gesticulations du ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, qui souhaite « entamer un dialogue avec la Commission pour identifier les sources d’écarts avec nos prévisions » ne trompent plus personne. Bien qu’il s’en défende, un nouveau délai sera sans doute nécessaire pour repasser sous la barre des 3%. La prévision des 3,9% en 2015 étant réalisée à politique inchangée, atteindre cet objectif nécessiterait un effort de 18 milliards d’euros dont nous n’avons pas encore vu l’amorce.

Devant l’incapacité chronique de certains États membres à respecter les critères de déficit public, la notion de ‘déficit structurel’ avait été introduite excluant du calcul les effets de la conjoncture. Las, la France risque là aussi de manquer la cible :

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Paris va devoir faire de sérieux efforts pour convaincre Bruxelles de son sérieux budgétaire. Certains au sein même du PS n’hésitent pas à mettre ouvertement en doute la volonté présidentielle. Pour Gaëtan Gorce, sénateur socialiste de la Nièvre, François Hollande n’a « ni les moyens » ni « la volonté de dégager 50 milliards d’économies supplémentaires » et ses annonces sont un « leurre destiné à enfumer » la Commission européenne.

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La France va donc se retrouver parmi les derniers de la zone euro au classement des déficits publics. Pourtant, les résultats des administrations des 17 autres pays restent moyens puisqu’une seule arriverait à l’équilibre en 2014 (l’allemande, à tout juste 0,0%) :

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Source : Contrepoints

France : le déficit budgétaire se réduit un peu fin janvier.

Le déficit du budget de l’Etat est ressorti à 12,7 milliards d’euros à la fin du mois de janvier, contre 12,8 milliards d’euros à la même date de 2013, selon des données publiées vendredi par le Ministère du Budget.

Au 31 janvier, les dépenses atteignaient 32,6 milliards d’euros dont 1,3 milliard d’euros de dépenses d’investissement d’avenir, contre 32,1 milliards d’euros au 31 janvier 2013, soit un chiffre conforme à la prévision de dépenses de la loi de finances pour 2014.

Déduction faite des investissements d’avenir, le montant des dépenses s’établirait à 31,3 milliards d’euros, en diminution de 0,8 milliard d’euros par rapport au 31 janvier 2013.

Au 31 janvier 2014, les recettes du budget général s’établissaient à 23,2 milliards d’euros contre 21,9 milliards d’euros un an plus tôt, avec des recettes fiscales en progression de 1,2 milliard d’euros par rapport au 31 janvier 2013.

Source : Boursorama

Bruxelles hausse le ton contre la France pour ses déficits

La Commission européenne a mis en garde mercredi la France contre un dérapage de ses déficits publics si elle ne prend pas de nouvelles mesures et dit attendre « avec impatience » les détails du pacte de responsabilité, dans l’espoir qu’il permette de redresser la compétitivité de son économie.

L’exécutif européen a même adressé une recommandation spécifique à la France, un « honneur » qu’elle partage avec la seule Slovénie, pour attirer son attention sur les risques de non respect de ses objectifs de baisse des déficits publics.

Cette recommandation, un des nouveaux instruments à la disposition de la CE pour assurer la discipline budgétaire dans la zone euro, est publiée une semaine après la diffusion de prévisions anticipant un déficit public français pour 2014 et 2015 supérieur aux engagements pris.

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La Commission européenne s’inquiète particulièrement de ce que, malgré les mesures de consolidation budgétaire mises en oeuvre depuis 2010, « l’endettement public continue d’augmenter ».

« Ceci accroît le risque d’exposition de la France à des turbulences sur les marchés qui se propageraient à l’économie réelle », avec des retombées négatives pour l’ensemble de la zone euro » au vu du poids de la France, indique-t-elle.

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Dans un communiqué, les ministres français de l’Economie et du Budget, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, ont confirmé leur engagement « à poursuivre son effort de rétablissement des comptes publics jusqu?à la fin du quinquennat.

Jugeant que la prévision de la Commission pour 2014 est « entourée de nombreux aléas », ils font valoir que l?intégralité des efforts portera sur la réduction de la dépense publique à partir de 2015, avec au moins 50 milliards d’euros d’économies prévues ».

Source : Boursorama