Déficit et croissance : la France fixe ses objectifs jusqu’en 2017

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Pour ce qui est de la croissance, le gouvernement, comme annoncé dès mardi dans les Echos, prévoit une croissance de 1% pour l’année 2014, une prévision « réaliste » selon le Haut conseil. La projection de 1,7% pour 2015, de son côté, n’est « pas hors d’atteinte » selon cette même institution. En revanche, le rapport du Haut conseil des finances publiques est plus réservé sur les prévisions de 2016 et 2017, qui parient sur un retour à 2,25% de croissance par an.

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Le véritable enjeu viendra des annonces sur le déficit public : pour se plier aux exigeances européennes, la France n’a pas d’autre choix que d’atteindre un déficit inférieur ou égal à 3% du PIB. Selon les prévisions qui doivent être annoncées ce mercredi, ce seuil de tolérance sera tout juste atteint en 2015, après une prévision de 3,8% pour 2014. Des projections en baisse : jusqu’à présent le gouvernement tablait sur 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015 : la faute à un déficit plus élevé que prévu en 2013, à 4,3% au lieu des 4,1% attendus.

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Entre les prévisions de croissance à la hausse et celles de déficit à la baisse, le Haut conseil des finances publiques explique qu’il existe un risque de déséquilibre. En termes techniques, le rapport affirme qu’il « existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire à la hauteur et au rythme de ce qui est prévu ».

En clair, cela signifie que les baisses de dépenses publiques vont très rapidement faire sentir leurs effets sur la croissance de la France, alors qu’en contrepartie, les mesures incitatives – c’est-à-dire les baisses de cotisations et de fiscalité – n’auront un effet sur la relance de l’activité qu’à sur un plus long terme.

Source : France Bleu