Déficits : la Commission européenne laisse à la France le bénéfice du doute

La Commission européenne s’est montrée très prudente vis-à-vis de Paris dans ses recommandations, même si elle juge qu’il sera très difficile pour Paris de réduire son déficit budgétaire à 3% en 2015.

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Néanmoins, Bruxelles a confirmé qu’elle laissait encore quelque temps à la France le bénéfice du doute : aucune sanction n’est réclamée et le Commissaire aux affaires économiques Olli Rehn s’est montré très diplomate : « la France ne respecte pas la cible car nos prévisions de croissance sont moins forte que l’hypothèse française pour 2015 et parce que les mesures prises nous semblent à ce stade insuffisantes, mais la situation des finances publiques françaises n’appellent pas de commentaires supplémentaires à ce stade ».

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Néanmoins, la Commission européenne dresse dans le détail un constat assez désagréable et appuie là où ça fait mal : coût du travail trop élevé, charge fiscale supérieure à celle de nos voisins, réforme des retraites insuffisantes, et même système éducatif parmi les plus inégalitaires du monde… Le bénéfice du doute est valable en 2014, mais pour 2015, la Commission réclame un effort de baisse des dépenses publiques encore accru.

Source : Les Echos